Des lendemains en béton pour la tour Perret

Par Isabelle Touchard

publié le 3 janv. 2017

Article

Patrimoine et Histoire

© Sylvain Frappat

La vénérable n'a pas tout à fait cent ans, et plus tous ses encorbellements ! La tour Perret, phare grenoblois hérité de l'exposition internationale de 1925, mérite une copieuse restauration : la Ville vient d'en décider la mise en œuvre.

La tour Perret est un symbole à plusieurs titres. Première tour en béton armé d'Europe, la plus haute avec ses 95 mètres pointe comprise, elle fut construite par les frères Auguste et Gustave Perret pour accueillir la grande exposition de 1925 de la Houille blanche et du tourisme, et son million de visiteurs. Elle est un jalon de l'innovation à la grenobloise, un exemple unique de l'architecture d'avant-guerre dans notre région, classée Monument historique et labellisée Patrimoine du XXe siècle.

Oui, mais voilà : la tour, construite pour être éphémère, comme tous les autres bâtiments de l'Exposition, n'a pas bien supporté les outrages du temps. Les premières grosses dégradations de son béton ont été constatées dès 1950 et ont fait l'objet de réparations en 1952, puis en 1987.

Mais pas suffisantes : si les études menées en 2004 et 2012 ont affirmé la bonne stabilité de l'ouvrage, fermé au public depuis 1960, elles confirment la nécessité d'engager rapidement la restauration des bétons pour éviter une dégradation irréversible.

En votant l'engagement du projet de réhabilitation de la tour Perret au conseil municipal de novembre 2016, la Ville vient d'initier la mise en œuvre de cette restauration. Mobilisation des partenaires financiers publics et privés (subventions institutionnelles mais aussi mécénat d'entreprise), lancement d'une souscription populaire, animations sur le thème de la tour et de son futur usage, création de partenariats scientifiques et culturels... le chantier qui s'ouvre va aborder des questions à la fois techniques, financières et culturelles.

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