Jacques Mollard : vertige de la tour

Par Gilles Peissel

publié le 31 août 2023

Article

Patrimoine et Histoire

© Jean-Sébastien Faure

Aujourd'hui retraité, Jacques Mollard connaît bien la tour Perret. Recruté comme électricien par la mairie de Grenoble en 1964, il est monté à plusieurs reprises au sommet de l'édifice pour l'entretien annuel des sirènes.

«La tour Perret était déjà fermée au public depuis quelques années et le service des jardins entreposait du matériel dans le local du rez-de-chaussée. Chaque année, il fallait monter au sommet pour vérifier l'état des sirènes. Je me rappelle qu'un collègue restait en bas et appuyait sur le contacteur de la machinerie des ascenseurs avec un bâton... Nous pouvions ainsi les remettre en marche pour monter sans prendre les escaliers ! On faisait la même chose pour descendre.»

Plus tard, au début des années 1970, Jaques Mollard est devenu photographe pour la Ville. «Je cherchais des points élevés pour prendre des photos d'en haut. À l'époque, nous n'avions pas de drones comme aujourd'hui. Je suis donc remonté plusieurs fois au sommet de la tour, mais en prenant les escaliers à chaque fois. Je me souviens qu'ils étaient recouverts de fientes de pigeons...»

Quand il était adolescent, sa grand-mère l'y emmenait avec sa sœur et sa cousine. «C'était au moment de la Foire des expositions qui, dans les années 1950, se tenait encore dans le parc Paul-Mistral. D'en haut, on avait une vue sur l'évènement, sur les montagnes, avec une observation à perte de vue. C'était vraiment une attraction importante à l'époque et il me semble qu'il y avait du monde, un peu comme s'il s'agissait de la tour Eiffel de Grenoble ! Je trouve que le projet de restauration est une bonne chose, notamment pour le tourisme, mais aussi pour les Grenoblois-es et les enfants.»