Régine Morisson réenchante le réel

Par Annabel Brot

publié le 29 févr. 2024

Article

Culture

© Sylvain Frappat

Fascinée par Cartier-Bresson et «les photographes de rue qui immortalisent l'instant» mais aussi grande lectrice de récits de voyage, Régine se rêvait aventurière... À 17 ans, c'est dans le quartier de Brooklyn, à New York, qu'elle achète son premier appareil avant d'entamer une série de reportages «en prise avec le quotidien des gens» en Inde, en Mongolie, en Nouvelle-Zélande.

Elle photographie aussi des concerts et s'intéresse à la nature et à la ruralité «en utilisant la lumière comme un pinceau pour réenchanter le réel». Installée à Grenoble depuis les années 2000, elle dévoile régulièrement ses créations lors d'expos solos ou collectives, et s'oriente peu à peu dans une direction plus intimiste où «les mots et l'image se conjuguent pour faire surgir l'émotion», comme avec son dernier projet Insomnia.

Des clichés aux inspirations multiples, unifiés par un procédé de tirage jouant avec la transparence et un ensemble de textes poétiques, sensibles et oniriques. Insatiable exploratrice du monde qui nous entoure, Régine travaille actuellement à un premier roman «où l'héroïne cherche sa route dans le réel en empruntant des chemins de traverse».

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