Prenez-nous pour des pigeons !

Par La Rédaction

publié le 14 mai 2024

Article

En pratique

© Auriane Poillet

Le pigeon des villes est un oiseau avec lequel nous devons cohabiter, et qui vit même dans une certaine interdépendance avec l’humain. Pour des raisons de santé, la sienne et la nôtre, il n’est cependant pas souhaitable de favoriser son expansion.

La seule façon durable de réduire le nombre de pigeons consiste à diminuer la disponibilité des aliments et des habitats. C’est à la portée de chacun et chacune d’entre nous. En rappelant d’abord qu’il est interdit de les nourrir. Les pigeons trouvent d’eux-mêmes en ville suffisamment à manger. Les nourrir au-delà de ce dont ils ont besoin augmente leur reproduction, et les fait vivre dans de mauvaises conditions à cause de leur surnombre.

Ensuite, en empêchant nidification et perchage : pose de picots métalliques, de grillages, rebouchage de trous, installation de fils tendus sur les balcons…

Des moyens municipaux complémentaires

De son côté, la Ville de Grenoble a adopté depuis 2016 un plan éthique de gestion des pigeons. Les captures ont été stoppées. Sur les bâtiments publics, la Ville applique les mêmes recettes : pose de moyens répulsifs et fermeture des espaces où l’oiseau est susceptible de faire son nid.

Suite au Budget Participatif, des pigeonniers contraceptifs gérés par l’association Cosa Animalia ont été mis en place en divers lieux : rue Le Nôtre, jardin Hoche, parc de l’Île-Verte, ainsi que dans le square des Fusillés. Ces pigeonniers permettent de regrouper les pigeons sur un même site, avec une nourriture contrôlée, et de faux œufs que les femelles couvent…

Cette année, la Ville étudie la possibilité d’installer des distributeurs de grains contraceptifs. Sachant que si la Ville arrête la distribution, les colombidés retrouvent un taux de reproduction normal en une semaine. Bénéfice attendu : une diminution de la population de pigeons de 20 à 30% en un an, et de 60 à 80% d’ici 5 ans.

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